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Marc Brys, le NY Times et les nuisances en Lions

Marc Brys, le NY Times et les nuisances en Lions

Dans une interview accordée au New York Times, le sélectionneur des Lions Indomptables, Marc Brys, s’est livré en toute transparence, sans chercher à créer de polémique. Au lendemain de la qualification du Cameroun pour la CAN 2025, il a répondu à des questions pertinentes d’un journaliste du prestigieux quotidien, un contraste saisissant avec les conférences de presse souvent jugées superficielles sous la direction de Thierry Ndoh, le Team Press Manager, connu pour sélectionner des questions peu engageantes.

 

Une arrivée mouvementée au Cameroun

 

Marc Brys est revenu sur ses débuts compliqués à la tête de la sélection. « En l’espace de trois jours, les choses ont mal tourné », confie-t-il avec un sourire, évoquant sa première rencontre avec Samuel Eto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot).

« J’ai eu l’impression d’être mal accueilli, presque combattu. Mais mon père me répétait toujours : ne recule jamais, ne fuis pas. Alors, je n’ai pas reculé », se souvient-il.

La nomination de Brys, décidée par le ministère des Sports et non par la Fecafoot, a immédiatement suscité des tensions. Un échange tendu entre lui et Samuel Eto’o, filmé au siège de la fédération, est rapidement devenu viral. L’article du New York Times explique que l’irritation de l’ancien capitaine des Lions Indomptables venait de son souhait d’imposer un entraîneur de son choix, plutôt que celui imposé par les autorités.

 

Des relations apaisées malgré des débuts houleux

Pour Brys, cet épisode relève aujourd’hui d’un « malentendu » plutôt que d’une hostilité durable. Samuel Eto’o, dans un geste d’apaisement, s’était publiquement excusé lors d’une conférence de presse. « Il y avait beaucoup d’émotions lors de notre première rencontre », avait reconnu Eto’o, l’ancien attaquant emblématique du FC Barcelone et meilleur buteur de l’histoire de la sélection camerounaise (56 buts).

 

Brys, de son côté, affirme qu’il n’était pas conscient des tensions existantes entre le gouvernement et la Fecafoot. « Je n’avais jamais été confronté à une telle situation. J’avais l’impression de me retrouver pris dans un conflit qui ne me concernait pas », admet-il.

 

Un leadership ferme et réfléchi

Ancien policier en Belgique, Brys a su gérer cette période tumultueuse grâce à son tempérament calme. « Dans ces moments, on s’appuie sur ce qu’on a appris. Vous restez maître de vos émotions, vous ne vous énervez pas, vous ne cherchez pas à envenimer la situation », explique-t-il.

L’entraîneur a également tenu à instaurer des règles strictes au sein de l’équipe. Parmi elles, l’interdiction d’accès aux vestiaires pour des personnes extérieures. « C’est un espace sacré pour les joueurs. Nous devons y être en sécurité et libres de tout dire. C’est essentiel pour instaurer un environnement de confiance », affirme-t-il.

Gagner la confiance des joueurs

Malgré les obstacles initiaux, Brys est parvenu à s’imposer en se montrant à la fois ferme et compréhensif. « Je voulais que les joueurs voient que je n’abandonnais pas, que j’étais prêt à me battre pour eux. C’est un aspect qu’ils ont apprécié », conclut-il.

 

En dépit des débuts agités, Marc Brys semble aujourd’hui pleinement investi dans sa mission avec les Lions Indomptables, mettant en avant une vision axée sur la discipline, la confiance, et le respect mutuel.

 

Written by Benoît Mimbe

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