La gestion des stades construits par l’État du Cameroun a enflammé le débat sur le plateau de l’émission Libre Expression sur Infos TV. Une problématique majeure selon de nombreux observateurs : l’absence de clubs solides capables d’exploiter pleinement ces infrastructures coûteuses.
Des stades vides, un football en déclin
« Si votre équipe ne mobilise que 200 spectateurs, on ne va pas l’installer dans un stade de 60 000 places. Il faut entretenir ces infrastructures. Le football n’a pas encore retrouvé sa grandeur d’antan », a déclaré Pierre Blériot Nyemeck, consultant invité à l’émission.
Un constat amer, qui met en lumière l’écart entre les investissements dans les stades et le faible engouement des spectateurs, amplifié par la faiblesse structurelle des clubs.
Des clubs accusés de corruption et d’amateurisme
Nyemeck n’a pas mâché ses mots, dénonçant une gestion déplorable des équipes locales : « Les clubs sont très mal structurés. Ce sont d’abord des clubs de corruption, confectionnés par quelques personnes qui tiennent le football en otage. C’est même pire que le RDPC. Les présidents de clubs agissent comme des bandits. »
Une critique virulente qui appelle à une refonte totale de la gestion des clubs et de la gouvernance du football camerounais, considéré par certains comme étant confisqué par des intérêts personnels.
Une refondation nécessaire
Pour que les stades construits par l’État ne deviennent pas de simples monuments inutilisés, Pierre Blériot Nyemeck insiste sur une restructuration profonde du football camerounais, en commençant par professionnaliser les clubs et redonner à ce sport sa popularité d’antan.
Un appel fort, qui souligne l’urgence d’agir pour transformer les stades fantômes en véritables lieux de communion sportive et sociale.


