Le football africain connaît une véritable transformation. L’écart de niveau entre les équipes se réduit, comme en témoignent les performances impressionnantes des soi-disant “petites nations”. Depuis l’arrivée du Dr Patrice Motsepe à la présidence de la CAF, les dotations financières des compétitions ont atteint des sommets. Le successeur d’Ahmad a initié une réforme majeure en redistribuant une part significative des revenus générés, permettant ainsi aux fédérations nationales de renforcer le développement du football local. La Fécafoot, quant à elle, aurait pu engranger un gain considérable lors de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire.
Le champion de cette édition a empoché la somme record de 4 milliards de Fcfa, soit une hausse de 40 %. Et ce n’est pas fini : la CAF prévoit une augmentation spectaculaire des primes pour le Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2024, organisé conjointement par le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Prévue du 1er au 28 février 2025, cette compétition récompensera son vainqueur d’une somme de 3,5 millions de dollars US (plus de 2 milliards de Fcfa), marquant une hausse de 75 %.
Cependant, la Fécafoot dirigée par Samuel Eto’o Fils ne profitera pas de cette manne financière. Le Cameroun, éliminé par la République centrafricaine lors des qualifications, ne participera pas au CHAN 2024. Une désillusion pour les Lions A’ de Simplis Soh, qui, malgré une victoire à l’aller, ont vu leurs espoirs s’effondrer lors du match retour à Bafoussam-Kouekong. Cette élimination prive la fédération d’un levier financier précieux pour le développement du football national.


