Mercredi matin, lors de l’émission Les Zeglisiens diffusée sur Bnews1, Ernest Obama, ancien porte-parole et proche soutien de Samuel Eto’o, s’est exprimé sans retenue sur les manquements de l’actuel président de la Fecafoot et de son administration. Une déclaration qui confirme les tensions grandissantes entre les deux hommes et met en lumière la rupture d’une alliance autrefois solide.
Une relation autrefois privilégiée, désormais brisée
Ernest Obama, réputé pour sa proximité avec le légendaire numéro 9 camerounais, a vu sa position vaciller au fil du temps. Les changements successifs de poste qu’il a subis au sein de la Fecafoot laissaient présager une perte de confiance de la part de Samuel Eto’o. Le point culminant de cette dégradation serait son affectation controversée dans l’Extrême-Nord du Cameroun, un poste qu’Obama a refusé, préférant se recentrer sur sa carrière journalistique.
Ce refus a conduit à son exclusion du forum WhatsApp de la Fédération, une mesure symbolique mais significative de l’éloignement entre les deux anciens alliés.
La désillusion d’Ernest Obama face à la gestion de la Fecafoot
Si Ernest Obama a longtemps été l’un des plus fervents défenseurs de Samuel Eto’o, les décisions jugées incohérentes au sein de la Fecafoot semblent avoir ébranlé sa loyauté. Selon des sources internes, des enregistrements audio d’Obama, critiquant ouvertement certaines décisions prises à Tsinga, auraient été transmis à Samuel Eto’o. Connu pour sa gestion ferme, le président de la Fecafoot aurait alors mis fin à toute collaboration avec son ancien porte-parole.
Un tournant pour Ernest Obama
Aujourd’hui, Ernest Obama n’est plus employé de la Fecafoot et ne fait plus mystère de ses opinions. Il s’exprime librement sur les dysfonctionnements qu’il observe, au grand dam des partisans de Samuel Eto’o. Pour certains, ce revirement est le signe d’une « lucidité retrouvée » chez Obama, qui, malgré les attaques, semble déterminé à dire les choses telles qu’il les perçoit.
La rupture entre Samuel Eto’o et Ernest Obama illustre non seulement une fracture personnelle, mais aussi les tensions qui continuent de secouer la Fecafoot. Une affaire qui ne manquera pas de susciter de nouveaux débats sur la gouvernance de l’instance dirigeante du football camerounais.


