L’actualité sportive au Cameroun est marquée par une vive controverse sur la gestion des revenus de billetterie. Union de Douala et la Fécafoot peinent à trouver un terrain d’entente concernant le partage des recettes du match contre Dynamo de Douala. Actuellement, les fonds générés par cette rencontre ont été placés sous séquestre, en attendant qu’une solution soit trouvée. Plus de 24 heures après ce bras de fer, aucune issue ne semble se dessiner.
Le point de discorde : Union revendique 70 % des recettes, tandis que le Comité Technique de Football Professionnel (CTFP) s’affirme comme le bénéficiaire légitime de cette même part. Une impasse qui alimente les interrogations du public.
« C’est surprenant qu’on assiste à ce genre de spectacle pour une somme de moins de 3 millions de FCFA. Ce problème aurait dû être réglé avant le début de la saison. Il semble qu’aucune discussion préalable n’ait eu lieu entre les clubs et la Fédération, ce qui est une grave erreur à mon sens. Les parties finiront bien par trouver un accord », déclare Narcisse Onana, fervent amateur de football.
Pour Nya Norbert, président de Fauve Azur et secrétaire général de l’ACEC (Association des Clubs d’Élite du Cameroun), le désaccord trouve sa source dans une grille de répartition jugée illégale. « La grille actuellement appliquée n’a aucune base légale. En 2014, une grille officielle avait été mise en place par le ministère, stipulant que le club hôte percevait 50 % des recettes, et le club visiteur 20 %. Cette grille reste valide tant qu’elle n’a pas été abrogée. Pourtant, une autre répartition semble avoir été imposée sans consultation préalable ni justification légale », a-t-il expliqué lors de son intervention dans l’émission 100% Foot sur Équinoxe TV.
Ce conflit révèle une mauvaise gestion administrative qui pourrait ternir l’image du football camerounais. Une concertation entre les parties prenantes devient urgente pour éviter que de telles querelles n’entachent davantage la discipline.


