Yvan Neyou avant de briller en Ligue 1 sous les couleurs de l’AS Saint-Étienne, le milieu camerounais a traversé des périodes mouvementées, notamment au Portugal, où il s’est forgé dans l’ombre. Mais une rencontre clé a marqué son passage au SC Braga : celle avec Ruben Amorim, un entraîneur visionnaire qui a su déceler en lui un talent brut.
« Il m’appelait le crack » : une aventure semée d’embûches
Dans un entretien accordé à Eurosport, Neyou revient sur son expérience portugaise, marquée par des débuts difficiles. Entre l’isolement dans un pays inconnu, une langue étrangère et un quotidien peu reluisant – « je dormais dans un hôtel bas de gamme, la nourriture était moyenne, et je n’étais même pas titulaire » – le joueur a dû s’accrocher.
Malgré ces obstacles, Neyou n’a jamais douté de ses capacités. Après six mois d’efforts, il s’impose progressivement. C’est à cette période que Ruben Amorim, alors coach de l’équipe B de Braga, prend le jeune Camerounais sous son aile. « C’est un passionné qui croyait en moi. Il me répétait que j’étais un crack, mais aussi un peu nonchalant », se souvient Neyou.
L’intuition d’un entraîneur désormais star
Aujourd’hui entraîneur de Manchester United et considéré comme l’un des plus prometteurs en Europe, Ruben Amorim avait déjà l’œil. En Neyou, il avait décelé un talent pur, malgré un style parfois perçu comme nonchalant. « Il venait d’arrêter sa carrière et avait du mal à comprendre des attitudes différentes sur le terrain. Mais cela ne signifiait pas que je manquais d’intensité, bien au contraire », explique Neyou.
Si l’aventure portugaise s’achève pour lui en 2020 dans le contexte de la pandémie, elle marque un tournant dans sa carrière. En Ligue 1, Neyou prouvera que Ruben Amorim ne s’était pas trompé : sous sa carapace discrète se cache bien un joueur d’exception.


