Le football camerounais est-il miné par des pratiques douteuses ? C’est la question que relance l’ancien gardien des Lions Indomptables, William Andem, dans une interview explosive accordée à Passion Foot Invest.
Dans ses propos, l’ancien international ne mâche pas ses mots et dévoile un système où le mérite sportif serait souvent relégué au second plan. « Vous savez comment ça se passe au Cameroun. Si tu ne donnes pas, tu ne joues pas. J’avais ma place, mais je ne pouvais pas jouer parce que je n’avais pas de moyens », confie-t-il, remettant en cause l’équité des sélections au sein de l’équipe nationale.
Connu pour ses solides performances en club et son rôle de doublure chez les Lions dans les années 1990 et 2000, Andem soulève un problème que beaucoup soupçonnaient mais que peu osaient aborder publiquement : les influences financières et politiques qui gangrènent le football camerounais.
Son témoignage n’est pas un cas isolé. Depuis des années, des voix s’élèvent pour dénoncer le favoritisme, les pressions et les pratiques occultes qui étouffent les jeunes talents. À défaut d’un bon réseau ou de moyens financiers, nombre de joueurs prometteurs se voient barrer la route.
Pour les supporters, ces révélations viennent raviver un débat brûlant : comment redonner ses lettres de noblesse au football camerounais ? Dans une nation où le sport roi est source de fierté, ces accusations ternissent l’image des Lions Indomptables, pourtant porteurs de nombreux succès sur la scène internationale.
Les instances dirigeantes prendront-elles enfin des mesures pour assainir le système ? La balle est désormais dans leur camp. Une chose est sûre : le talent et le mérite doivent redevenir les seuls critères de sélection, si le Cameroun veut préserver sa place parmi les grandes nations du football.


