Rien ne va plus à la Yong Sports Academy (YOSA) de Bamenda. Le club traverse une tempête sans précédent, marquée par la démission fracassante de son entraîneur principal, Akomesoh Théodore. En 13 rencontres, le technicien n’a pu décrocher qu’une seule victoire, laissant derrière lui un triste bilan de quatre matchs nuls et huit défaites. Sur le plan offensif, l’équipe s’est montrée apathique avec seulement huit buts inscrits.
Pire encore, la défense de YOSA s’est révélée être la plus poreuse de toute la MTN Elite One, encaissant 23 buts. Conséquence logique : le club de Bamenda occupe la dernière place du classement, plongeant ses supporters dans la consternation.
Mais les maux de YOSA ne s’arrêtent pas là. En coulisses, le club doit également faire face à la menace réelle d’une exclusion du championnat. En cause, des manquements répétés aux exigences réglementaires de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot). En décembre 2024, la Fecafoot a adressé un ultimatum clair : sans une mise en conformité rapide, YOSA risquerait de lourdes sanctions, allant jusqu’à une exclusion pure et simple de la MTN Elite One.
Comme si cela ne suffisait pas, la crise financière s’est invitée dans l’équation. En mars 2024, les joueurs avaient brandi la menace d’une grève pour protester contre des mois de salaires impayés, révélant une gestion économique à bout de souffle.
C’est donc dans ce climat explosif qu’intervient le départ de Théodore, laissant YOSA dans une situation critique où tout doit être repensé, restructuré et reconstruit. Pour espérer retrouver son lustre d’antan, le club de Bamenda n’a désormais plus d’autre choix que d’opérer une révolution interne en profondeur.


