Sans surprise, Patrice Motsepe a été réélu ce mercredi au Caire à la tête de la Confédération Africaine de Football (CAF) pour un nouveau mandat jusqu’en 2029. Sans concurrent, le milliardaire sud-africain poursuit son projet de modernisation du football africain.
Mais la vraie bataille, c’était celle de Samuel Eto’o. Après un parcours semé d’embûches, le président de la Fecafoot a finalement été désigné représentant de l’Afrique Centrale (UNIFFAC) au Comité Exécutif (Comex) de la CAF pour les quatre prochaines années. Une étape clé dans sa carrière de dirigeant, qui vient récompenser sa ténacité.
Un combat jusqu’au bout
L’ascension d’Eto’o n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Sa candidature avait été rejetée par la CAF en raison de son partenariat avec 1xBet, jugé contraire aux principes d’éthique de l’instance. Mais plutôt que de jeter l’éponge, l’ancien capitaine des Lions Indomptables a pris les choses en main : recours auprès du Jury d’Appel de la CAF, victoire, puis bras de fer avec l’instance qui tardait à acter sa réintégration. Face à l’inertie, Eto’o a saisi le Tribunal Arbitral du Sport (TAS)… et a une nouvelle fois gagné.
Dès lors, plus rien ne pouvait l’arrêter : seul candidat en lice, il a été confirmé dans ses nouvelles fonctions. Une victoire personnelle mais aussi symbolique, prouvant qu’il ne recule devant rien.
Eto’o et Motsepe : vers une nouvelle ère ?
Malgré les tensions passées, Patrice Motsepe a tenu à clarifier les choses. En conférence de presse, il a balayé les rumeurs de conflit avec Eto’o, insistant sur leur volonté commune d’aller de l’avant. Il a même révélé que ce dernier lui avait rendu visite en Afrique du Sud bien avant l’issue du TAS, un geste de respect qui n’est pas passé inaperçu.
“Samuel Eto’o a été élu comme l’un des leaders, et le plus important est de le soutenir. Nous devons laisser le passé derrière nous. Il a un rôle à jouer dans le football africain, et sous sa direction, le Cameroun peut retrouver sa grandeur.”
Avec cette nomination, Samuel Eto’o franchit un cap. Il entre officiellement dans les hautes sphères du football continental et gagne en influence. De quoi alimenter ses ambitions pour le Cameroun… et peut-être bien au-delà.


