Il y a un an jour pour jour, le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, officialisait l’arrivée de Marc Brys à la tête des Lions Indomptables. C’était le 2 avril 2024. À la surprise générale, cet entraîneur belge, jusque-là inconnu du grand public camerounais, succédait à Rigobert Song, évincé après une Coupe d’Afrique des Nations ratée en Côte d’Ivoire. La déception était immense, au point que même le président Paul Biya l’avait mentionnée dans son discours à la jeunesse le 10 février 2024.
Cependant, l’arrivée de Marc Brys n’a pas fait l’unanimité, notamment au sein de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Une crise ouverte a éclaté entre le ministère des Sports et l’instance fédérale, dirigée par Samuel Eto’o. Ce dernier, qui avait déjà établi sa propre liste de candidats pour succéder à Song, a vu ses choix rejetés par sa hiérarchie. Dès lors, un bras de fer s’est engagé entre les deux institutions, et malgré les appels à l’apaisement, les tensions persistent. Au milieu de cette tempête, Marc Brys n’a pas hésité à faire des déclarations jugées polémiques, alimentant davantage les débats.
Mais sur le terrain, les résultats parlent pour lui. Deux objectifs majeurs lui avaient été assignés : qualifier le Cameroun pour la CAN 2025 au Maroc et pour la Coupe du monde 2026. La première mission a été accomplie avec succès, malgré un climat délétère. Quant aux éliminatoires du Mondial, les Lions Indomptables restent en course malgré un faux pas contre l’Eswatini. Actuellement deuxièmes du groupe D derrière le Cap-Vert, ils conservent toutes leurs chances.
Marc Brys s’est également illustré par sa politique de rajeunissement de l’effectif, réussissant à convaincre de jeunes talents comme Carlos Baleba et Danny Namaso de rejoindre la sélection. Et les chiffres sont là : après dix matchs à la tête des Lions Indomptables, il affiche un bilan impressionnant de six victoires et quatre nuls. Un an après son arrivée, Marc Brys reste invaincu. Un exploit rare, dans un contexte loin d’être apaisé.


