En quête de rachat après leur revers face à Aston Villa, les Seagulls espéraient rebondir. Mais à Selhurst Park, leur espoir de renouveau s’est rapidement envolé face à des Eagles tranchants, prêts à fondre sur la moindre faille.
Il n’a fallu que trois minutes à Jean-Philippe Mateta pour faire basculer la rencontre. Une frappe soudaine, un but express, et Brighton était déjà à la traîne, sonné par ce départ fulgurant. Les hommes d’Oliver Glasner prenaient alors le contrôle psychologique du duel, imposant leur rythme dès les premières secondes.
Secoués mais pas abattus, les protégés de Fabian Hürzeler ont tenté de remettre de l’ordre dans leur jeu. En s’appuyant sur un 4-2-3-1 organisé, avec Carlos Baleba en sentinelle devant la défense, Brighton a patiemment reconstruit, s’efforçant de calmer l’ardeur adverse. Une stratégie payante à la 31e minute : Danny Welbeck, opportuniste, surgit pour égaliser et relancer une rencontre désormais ouverte.
Mais l’intensité ne faiblit pas, et la tension monta encore d’un cran après la pause, ponctuée par deux cartons rouges laissant les deux équipes à dix. Dans cette atmosphère électrique, c’est Crystal Palace qui fit la différence. À la 53e minute, Daniel Muñoz surgit à son tour pour redonner l’avantage aux siens d’un tir imparable.
Brighton a bien tenté de revenir, poussant jusqu’au bout, mais ni Baleba ni ses coéquipiers ne sont parvenus à renverser la vapeur. Cette nouvelle déconvenue freine sérieusement les ambitions européennes des Seagulls, désormais huitièmes avec 47 points. En face, Palace respire : cette victoire cruciale éloigne les hommes de Glasner de la zone rouge, et leur offre un bol d’air bienvenu pour aborder la dernière ligne droite.


