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OL – Manchester United : André Onana, bouc émissaire idéal ou victime d’une défense fantomatique ?

OL – Manchester United : André Onana, bouc émissaire idéal ou victime d’une défense fantomatique ?

 

Depuis le coup de sifflet final du quart de finale aller entre l’Olympique lyonnais et Manchester United (2-2), les critiques fusent à l’encontre d’André Onana. Le portier camerounais est pointé du doigt pour sa supposée responsabilité sur les deux buts encaissés. Mais que disent réellement les images ?

 

J’ai pris le temps de revoir à plusieurs reprises les séquences clés de cette rencontre européenne, et les conclusions méritent d’être nuancées, voire inversées.

 

Premier but : une gêne manifeste, pas une faute flagrante

Sur l’ouverture du score lyonnaise, certains estiment qu’Onana aurait mal anticipé la trajectoire du ballon. En observant attentivement, on remarque pourtant qu’il est perturbé par un enchevêtrement de joueurs – mancuniens comme lyonnais – devant lui. Cette obstruction visuelle retarde sa réaction. Il parvient à toucher le ballon, mais sa main manque de fermeté. Une erreur partielle, certes, mais pas une bévue. Sa responsabilité ? 30 %, pas plus.

 

Deuxième but : un naufrage collectif, pas une erreur individuelle

Sur le second but, l’accusation devient plus difficile à soutenir. Si, à chaud, l’action semble pointer vers une erreur d’Onana, le ralenti raconte une tout autre histoire. Voici pourquoi :

1. Une supériorité numérique inutile : Neuf joueurs de United dans la surface contre sept Lyonnais, et pourtant, les combinaisons adverses passent sans réelle opposition. Où est la rigueur défensive ?

 

2. Un premier arrêt décisif : Onana repousse un tir à bout portant à quelques mètres à peine. Un réflexe salvateur. Mais aucune réaction de la défense pour le second ballon.

 

3. Cherki seul au monde : Comment peut-on expliquer que Rayan Cherki, à six mètres des cages, soit totalement esseulé alors que quatre défenseurs mancuniens sont autour de lui ? Ce n’est plus une faille, c’est une démission défensive.

Verdict : le procès Onana est bâclé

Faire porter le chapeau à Onana est une solution facile, presque paresseuse. Le vrai problème est ailleurs : dans l’apathie défensive, les placements hasardeux et le manque de vigilance. Le gardien camerounais mérite peut-être un rappel sur le premier but, mais certainement pas d’être cloué au pilori.

 

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