L’événement est colossal et c’est l’une des raisons qui ont poussé certains joueurs et clubs à le décrier. Les calendriers sont déjà extrêmement denses et il suffit de s’intéresser de près au programme de la Coupe du monde des clubs pour légitimer ces craintes et ces irritations.
Néanmoins, force est de constater pour les amateurs de ballon rond que ce même programme, ainsi que le format, dispensés des appréhensions légitimes sur le surmenage des joueurs, sont des choses qui rendent cette compétition d’un nouveau genre alléchante.
Nous vous présentons le programme, les choses à connaître sur cette compétition disputée aux États-Unis et qui fait l’effet d’un grand test avant la prochaine Coupe du Monde, ainsi qu’un focus sur les deux seuls joueurs camerounais qui devraient vraisemblablement participer à cette immense fête du football moderne.
Une qualification sur quatre ans et 32 équipes
Les suggestions rôdaient et se montraient de plus en plus persistantes depuis 2016 et c’est fin 2022 que Gianni Infantino a finalement annoncé le passage de la Coupe du monde des clubs à 32 équipes, porté par une toute nouvelle formule. Moins de six mois plus tard, la compétition était annoncée aux États-Unis avec le format suivant concernant les clubs présents :
- 12 de l’UEFA
- 6 de la CONMEBOL
- 4 de l’AFC
- 4 de la CAF
- 4 de la CONCACAF
- 1 de l’OFC
- 1 du pays hôte.
Le palmarès en compétition interclubs (Ligue des champions de la CAF, Copa Libertadores, etc.) entrait en compte dans les qualifications, tout comme les points obtenus lors des quatre dernières années grâce aux diverses performances retenues au classement de la FIFA. En ce sens, Al Ahly, Wydad, l’ES Tunis et les Sundowns de Mamelodi ont rapidement et assez aisément sécurisé les quatre places octroyées au continent africain.
12 stades pour 63 matchs
Avec un sport qui ne cesse de gagner en popularité mais qui reste évidemment loin des grandes ligues du pays, le football, ou le soccer comme on l’appelle aux Etats-Unis, peut bénéficier de plusieurs types de structure. Il y a celles parfois relativement modestes utilisées par les franchises de MLS ou d’autres équipes parfois universitaires. Et les autres.
Les autres, ce sont très souvent les infrastructures les plus impressionnantes de la planète avec des stades utilisés en NFL, la ligue majeure de football américain. Ultra modernes, elles s’adaptent à la perfection aux exigences du rectangle vert sous la configuration internationale, tout en conservant une capacité d’audience remarquable. Preuve en est avec le MetLife Stadium situé dans la banlieue de New York et antre de la finale : le stade a une capacité de 82 500 spectateurs !
Voici les autres stades prévus aux quatre coins du pays pour la compétition :
Mercedes-Benz Stadium – Atlanta : 75 000 places
Bank of America Stadium – Charlotte : 75 000 places
TQL Stadium – Cincinnati : 26 000 places
Hard Rock Stadium – Miami Gardens : 65 000 places
Rose Bowl – Pasadena : 88 500 places
Geodis Park – Nashville : 30 000 places
MetLife Stadium – East Rutherford : 82 500 places
Lincoln Financial Field – Philadelphie : 69 000 places
Audi Field – Washington : 20 000 places
Camping World Stadium – Orlando : 65 000 places
Inter&Co Stadium – Orlando : 25 000 places
Lumen Field – Seattle : 69 000 places.
Quatre semaines de compétition
Le nombre de matchs susmentionné et le calendrier déjà abyssal connu par les meilleurs joueurs du monde fait craindre le pire quant au format et à la durée de la compétition. Établie du 15 juin au 13 juillet, celle-ci durera donc plus de quatre semaines pour les équipes qualifiées dans le dernier carré, notamment. En y ajoutant les longs trajets en avion entre les sites de compétition à travers l’immensité des États-Unis, nul doute que la récupération ne sera pas optimale. C’est d’autant plus vrai lorsque l’on sait que les principaux championnats, notamment en Europe, reprendront à la mi-août !
Comme toujours, la manne financière reste l’un des enjeux évidents de cette compétition, propre au football moderne et business. Les joueurs en profiteront indirectement mais beaucoup ont déjà vivement critiqué ce format, malgré l’envie naturelle et évidente de tout donner pour augmenter leur palmarès personnel ou collectif.
Namaso et Nouhou prêts à tout donner
Les 32 clubs qualifiés ne compteront, sauf recrutement médical de dernière minute ou arrivée durant le mercato estival, que deux joueurs issus du Cameroun. C’est le cas de Nouhou Tolo qui continue de crever l’écran avec les Seattle Sounders, déjà de l’autre côté de l’Atlantique. Le natif de Douala est un membre éminent des Lions indomptables et il continue de faire des merveilles en MLS. Réputé pour son abattage physique permanent sur le terrain et sa capacité à enchaîner les actions défensives, le joueur de 27 ans aura la grande fierté d’être l’un des représentants du pays lors de ce grand événement.
Son pied gauche pourrait être une nouvelle arme pour les Seattle Sounders qui auront, pour leur part, l’envie de prouver la compétitivité de leur championnat et l’évolution impressionnante de ce dernier. Face à Botafogo mais surtout au Paris Saint-Germain et à l’Atlético de Madrid, les pensionnaires du Lumen Field auront bien besoin d’un soutien majeur, au sein de leur antre, pour créer l’exploit.
Il ne faudra pas non plus oublier Danny Namaso dont la cote ne cesse de grimper en Europe. Natif de Reading en Angleterre, Namaso est l’un des joyaux de Porto, dont on ne présente plus la qualité de la formation. Celui qui a honoré sa première cape avec l’équipe camerounaise en mars dernier et qui devrait apporter de grandes choses à la sélection dans les mois à venir a enchaîné les matchs au Portugal cette saison.
Dans le groupe A, l’équipe portugaise fait figure de favorite pour sortir et atteindre les huitièmes de finale. Les différences de style promettent une compétition étonnante et probablement féroce mais face à l’Inter Miami, Palmeiras et Al Ahly, le FC Porto a toutes ses chances et Namaso pourrait lui, faire la différence et briller aux yeux du monde entier.


