Le différend entre le Syndicat national des footballeurs du Cameroun (SYNAFOC), dirigé par Geremi Njitap, et la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT), présidée par Samuel Eto’o Fils, vient de franchir un nouveau palier. En toile de fond : l’exclusion du SYNAFOC de l’Assemblée générale de la fédération, décidée lors de la session du 16 novembre 2024. À sa place, l’Association nationale des footballeurs camerounais (ANFC), présidée par Lucien Mettomo, a été intégrée dans les rangs de l’AG. Un choix interprété par beaucoup comme une manœuvre politique, au regard du soutien affiché de Mettomo à Eto’o.
Le SYNAFOC, estimant cette décision inique, avait immédiatement entamé une procédure interne, en saisissant la Commission de recours de la FECAFOOT dès le 18 novembre 2024. Mais jusqu’au 1er avril 2025, cette instance n’avait toujours pas statué, y compris sur les mesures provisionnelles sollicitées. Face à ce silence jugé coupable, le syndicat a porté l’affaire devant la Chambre de Conciliation et d’Arbitrage (CCA) du CNOSC.
Le 12 mai 2025, aux alentours de 23h, la CCA a tranché : rejetant les exceptions soulevées par la FECAFOOT mais déclarant malgré tout les recours du SYNAFOC non fondés. Un verdict que le syndicat qualifie de « curieux », selon son secrétaire général, Blaise Daniel Ngas, qui annonce une saisine imminente du Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester cette décision.
Pour l’heure, la FECAFOOT n’a pas encore réagi publiquement. Mais un nouveau chapitre de ce feuilleton judiciaire s’ouvre. Le bras de fer est loin d’être terminé.


