L’ombre des contre-performances plane déjà sur Manchester United. Après une saison 2024-2025 jugée catastrophique par ses supporters, le club mancunien s’est fixé pour mission de repartir sur de meilleures bases. Avec un mercato offensif ambitieux et des renforts de qualité, l’attente était grande autour de l’équipe de Ruben Amorim. Vainqueurs de la Premier League Summer Series aux États-Unis, les Red Devils semblaient retrouver un peu de confiance et d’allant.
Cependant, une interrogation majeure a marqué ce début de saison : l’absence d’André Onana. Le gardien camerounais n’a pris part à aucun match de préparation cet été, même s’il figurait dans le groupe lors de la tournée américaine. Et ce samedi soir, pour l’ouverture de la Premier League à Old Trafford face à Arsenal, il n’était tout simplement pas convoqué.
À sa place, Ruben Amorim a choisi de titulariser l’international turc Altay Bayindir. Un pari qui n’a pas été payant. Bayindir, aligné pour défendre les cages mancuniennes, a commis une erreur décisive sur l’unique but du match. S’il est vrai qu’il a subi une charge adverse, beaucoup estiment qu’une sortie plus autoritaire aurait permis d’éviter ce scénario. Résultat : une défaite frustrante (0-1), d’autant plus que Manchester United avait montré un visage plutôt séduisant et méritait au moins de repartir avec un point.
Naturellement, l’absence d’Onana a suscité de nombreuses interrogations. Mais Ruben Amorim a tenu à clarifier sa décision en conférence de presse :
> « Je n’ai pas mis Onana de côté. Ce n’est pas une question d’écarter André, mais de le replacer devant l’un des deux autres alors qu’il n’a eu qu’une semaine d’entraînement et qu’il n’a disputé aucun match. Tom [Heaton] et Altay [Bayindir] ont bien travaillé durant la pré-saison. Je suis satisfait de mes trois gardiens. »
Un discours qui se veut rassurant, mais qui n’efface pas le malaise. Les supporters, eux, attendent impatiemment le retour d’Onana, considéré comme un pilier du projet. Sa réintégration pourrait être décisive pour relancer la dynamique mancunienne et éviter que les fantômes de la saison passée ne resurgissent trop tôt.


