Dans une lettre ouverte adressée aux acteurs du football camerounais, Stéphane Edzigui, figure bien connue du milieu sportif, dresse un bilan sévère de la gestion de Samuel Eto’o à la tête de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). L’observateur y exprime son inquiétude face à ce qu’il qualifie de dérive managériale et morale du football national.
Une gouvernance contestée
Selon Edzigui, le football camerounais aurait perdu de sa crédibilité et de son prestige. Il dénonce une fédération devenue, selon lui, « un espace d’amateurisme, de divisions et de scandales à répétition », gérée sans vision ni stratégie claire.
> « Notre football est dirigé par des personnes sans véritable projet, fonctionnant avec l’instinct plutôt qu’avec la raison », écrit-il, accusant la FECAFOOT d’avoir contribué à diviser les Camerounais et à instaurer un climat de tension au sein de la communauté footballistique.
Des critiques directes envers Samuel Eto’o
Stéphane Edzigui estime que Samuel Eto’o n’a pas su répondre aux attentes placées en lui. Il lui reproche d’avoir instauré une forme de népotisme en favorisant ses proches dans la gestion du football national.
> « Jamais un président d’une fédération n’avait poussé aussi loin le clientélisme et le despotisme », déplore-t-il.
L’ancien proche du président de la FECAFOOT reconnaît avoir cru en lui à ses débuts, avant d’évoquer une profonde déception :
> « Nous étions prêts à mourir pour lui, mais il nous a trahis. »
Un appel à l’intervention de l’État
L’auteur interpelle les autorités publiques, estimant que le processus électoral en cours à la FECAFOOT est « vicié, biaisé et contesté par une majorité d’acteurs du football ». Il appelle le Ministère des Sports à prendre ses responsabilités et à garantir un scrutin libre, juste et transparent.
> « Je ne participerai pas à une mascarade électorale organisée pour maintenir Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT. »
Vers une refondation du football camerounais
Stéphane Edzigui annonce suspendre temporairement sa candidature aux prochaines élections fédérales, dans l’attente d’une clarification du cadre institutionnel. Il prône une refondation du football camerounais sur des bases de transparence, de compétence et d’unité nationale, estimant que seule une réforme profonde permettra au Cameroun de retrouver sa grandeur sportive.
> « Le plus important n’est pas ma personne, mais la renaissance de notre football. Le Cameroun doit redevenir une grande nation, au-dessus des intérêts individuels. »


