Joseph Ndoko, sélectionneur de l’équipe féminine U17 du Cameroun, brise enfin le silence après sa suspension par la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Mis à l’écart pour des « accusations graves d’atteinte aux mœurs », l’entraîneur dément fermement les faits qui lui sont reprochés et exige toute la transparence sur cette affaire.
Dans une lettre adressée au président de la Fecafoot, Samuel Eto’o Fils, Joseph Ndoko se montre déterminé à rétablir la vérité. « Ne me reconnaissant pas dans ces accusations, manifestement montées de toutes pièces, j’aimerais que la lumière soit faite sur les circonstances, les acteurs, les preuves m’incriminant et l’opportunité d’une décision aussi hâtive au regard des enjeux du moment et des défis que notre équipe est appelée à relever au mondial féminin U17 FIFA Maroc 2025 », écrit-il.
Le technicien, profondément touché par la tournure des événements, estime que cette suspension, prononcée sans preuves tangibles, ternit non seulement son image, mais aussi celle du football féminin camerounais. Il met en garde : « L’absence d’éléments probants pourrait être assimilée à une diffamation, à une suspension abusive devant appeler réparation. Je me réserve d’user de toutes les autres voies de droit pour que justice soit faite. »
Quarante-huit heures après sa mise à l’écart, Joseph Ndoko sort donc de sa réserve. L’ancien sélectionneur des Lionnes Indomptables, qui avait conduit le Cameroun jusqu’en finale de la CAN féminine 2016, réclame une enquête approfondie et équitable. Il espère ainsi laver son honneur et tourner la page d’une affaire qu’il qualifie d’« injuste et précipitée ».


