Le ton est amer, la désillusion profonde. Le journaliste Charles Douglas Ndemba n’a pas mâché ses mots après la non-qualification direct du Cameroun pour la prochaine Coupe du monde.
Dans une sortie qui fait déjà réagir sur les réseaux sociaux, il a exprimé toute sa frustration :
« Je n’arrive pas à croire que sur 9 pays africains qualifiés, le Cameroun n’en fasse pas partie. On va rater les barrages avec Brys. »
Une phrase lourde de sens, qui traduit le sentiment d’incompréhension d’une grande partie des supporters camerounais. Le pays des Lions Indomptables, habitué aux joutes mondiales, voit ainsi sa participation compromise — une première désillusion depuis plusieurs éditions.
Au centre des critiques, le sélectionneur Marc Brys, nommé dans un contexte tendu et dont la gestion de l’équipe nationale suscite de vifs débats. Ses choix tactiques, ses relations tendues avec la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et une série de résultats mitigés ont fini par éroder la confiance du public.
Pour Ndemba, cette non-qualification direct est avant tout le résultat d’un manque de vision et de stabilité. Le Cameroun, fort d’une génération talentueuse mais instable, voit désormais son horizon s’assombrir. Entre crise institutionnelle et doute sportif, la route vers la rédemption s’annonce longue.
La question que tout un peuple se pose désormais : le Cameroun saura-t-il rebondir avant qu’il ne soit trop tard ?


