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Quand Jean-Baptiste Bisseck répond à la débâcle par le déni

Quand Jean-Baptiste Bisseck répond à la débâcle par le déni

La réaction assez lunaire de Jean-Baptiste Bisseck après l’élimination des Lionnes Indomptables à la qualification pour la CAN féminine 2026.

Le Cameroun du football féminin vient de vivre une nouvelle nuit de désillusion. À Douala, les Lionnes Indomptables ont une fois de plus baissé pavillon, battues (0-1) par l’Algérie lors du match retour des qualifications pour la CAN féminine 2026. Déjà défaites à Alger (2-1), les coéquipières de Gabrielle Aboudi Onguéné n’ont jamais trouvé les ressources pour inverser la tendance devant un public pourtant acquis à leur cause. Résultat : une deuxième élimination consécutive pour la sélection camerounaise, autrefois pilier du football féminin africain.

Mais au-delà du score, c’est la réaction de l’entraîneur Jean-Baptiste Bisseck qui a suscité la stupéfaction. Interrogé après la rencontre, le sélectionneur a livré une sortie pour le moins déconcertante :

« Quel est l’entraîneur qui peut sauter sur les tables avec un sourire parce qu’il a perdu une qualification ? Le travail d’un entraîneur est de faire son palmarès en même temps que ses joueuses, mais l’entraîneur ne joue pas. (…) Si vous avez la baguette magique, enlevez Jean-Baptiste Bisseck et entraînez puis vous allez voir si ça va donner. »

Une réponse lunaire, teintée de défensive et d’ironie, qui tranche avec la gravité de la situation. Alors que le Cameroun s’enlise dans une crise de résultats et de renouvellement générationnel, le ton de Bisseck laisse un goût amer. Au lieu d’un mea culpa ou d’un discours mobilisateur, le sélectionneur a préféré se retrancher derrière une posture de justification, voire de défi.

Cette attitude passe mal auprès des supporters, qui voient dans cette élimination un symbole du déclin d’une équipe autrefois redoutée sur le continent. Les Lionnes, longtemps fer de lance du football féminin africain avec des participations régulières aux CAN et aux Coupes du monde, semblent désormais à bout de souffle, sans projet clair ni direction inspirante.

Le constat est brutal : le Cameroun n’ira pas à la CAN féminine 2024, et les doutes autour de Jean-Baptiste Bisseck n’ont jamais été aussi forts. Son avenir à la tête des Lionnes paraît désormais incertain, à moins qu’il ne trouve rapidement les mots — et surtout les actes — pour redonner espoir à tout un peuple meurtri.

Written by David Essomba

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