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« Tant que Samuel Eto’o est président de la FECAFOOT, nous… »

« Tant que Samuel Eto’o est président de la FECAFOOT, nous… »

Au lendemain de la réélection de Samuel Eto’o à la tête de la FECAFOOT, l’ancien international camerounais Serge Branco monte au créneau. Entre nargue au ministre des Sports et recommandations musclées au président réélu, l’ex-Lion indomptable ne mâche pas ses mots.

Serge Branco n’a pas attendu longtemps pour réagir à la réélection de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football, actée samedi dernier. Dans une sortie remarquée, l’ancien international a directement interpellé le ministre des Sports, tout en adressant plusieurs exigences au patron du football camerounais.

Un appel à laisser Eto’o travailler librement

Pour Branco, le message est clair : les anciens dirigeants qui monopolisent les instances footballistiques depuis des années doivent cesser leurs manœuvres d’obstruction. « Il faut le laisser travailler, arrêter de le combattre, afin qu’il ait les mains libres », a-t-il martelé, appelant à une trêve dans les guerres de pouvoir qui minent régulièrement la fédération.

L’ancien défenseur central attend de ce nouveau mandat des réformes concrètes, notamment la création d’un championnat jeune et la relance du football amateur, deux secteurs souvent délaissés mais essentiels pour l’avenir du ballon rond camerounais.

Une fondation pour les Lions indomptables

Mais la proposition la plus audacieuse de Serge Branco concerne la création d’une Fondation des Lions indomptables. Cette structure permettrait, selon lui, de gérer les anciens internationaux de manière autonome et de mettre fin à une situation qu’il juge embarrassante.

« Qu’il nous crée notre fondation des Lions indomptables. Qu’on ne coure plus derrière lui chaque fois pour lui demander des mains levées, poser des problèmes, sinon, toute sa vie, il nous aura sur son dos », a-t-il déclaré sans détour.

L’ancien footballeur assume une certaine forme de pragmatisme : « Tant que Samuel Eto’o est président de la FECAFOOT, nous les anciens footballeurs, il va seulement nous tchoko. Parce qu’on ne peut pas entendre que notre frère est milliardaire et président de la FECAFOOT et vous pensez qu’on va rester là à dormir ? Non. »

Éloigner les footballeurs de la gestion

Paradoxalement, alors qu’il réclame une fondation pour les anciens joueurs, Branco demande également à Eto’o d’éloigner les footballeurs de la gestion quotidienne de la fédération et des sélections nationales. Une manière, sans doute, de professionnaliser davantage les instances et d’éviter les conflits d’intérêts.

Reste à savoir si Samuel Eto’o, fraîchement réélu, donnera suite à ces recommandations qui reflètent les attentes d’une partie du monde footballistique camerounais. Une chose est certaine : le nouveau mandat du quadruple Ballon d’or africain s’annonce sous haute surveillance.

Written by David Essomba

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