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l’argent de l’État impose-t-il forcément une reddition publique ?

l’argent de l’État impose-t-il forcément une reddition publique ?

Le débat sur la transparence à la Fecafoot refait surface, notamment autour des déclarations de Samuel Eto’o sur l’usage des fonds publics. Pour certains, recevoir de l’argent de l’État devrait automatiquement conduire à une reddition des comptes devant le grand public.

Lire l’analyse de Georges Mbimbè – Journaliste à RSI :

 

 Pourtant, cette analyse néglige un point fondamental ; la FECAFOOT reste une association privée régie par ses statuts et par les règles internationales du football, non un établissement public soumis à la reddition administrative.

1/ Un financement public… mais une autonomie juridique intacte

Les subventions publiques accordées aux fédérations sportives sont destinées à des missions précises : compétitions internationales, primes, logistique. Elles n’entraînent pas la transformation de la fédération en organisme public.

L’État camerounais finance, oui, mais il ne devient pas gestionnaire. La FECAFOOT conserve son autonomie, conformément à la législation nationale et surtout aux exigences de la FIFA, qui interdit toute immixtion politique dans la gestion interne des fédérations.

Rendre compte au Comité Exécutif n’est donc pas un refus du public, mais la seule procédure conforme au droit sportif mondial.

2/ L’obligation de transparence passe par l’État, pas par le « tribunal populaire »

Lorsque l’État finance une structure privée, ce n’est pas à cette structure de rendre des comptes directement aux citoyens :

c’est à l’État,qui dispose d’outils d’audit d’inspection et de contrôle,d’exiger et de vérifier les justificatifs.

La transparence est donc assurée par les mécanismes institutionnels, pas par les réseaux sociaux ou la pression publique.

Demander à la FECAFOOT de rendre des comptes directement « au peuple » reviendrait à contourner l’administration et à fragiliser l’indépendance du sport national.

3/ Une gouvernance conforme aux normes internationales

En déclarant qu’il rend d’abord compte à son Comité Exécutif, Eto’o ne se soustrait pas au contrôle , il respecte simplement l’architecture sportive mondiale où la FIFA impose que seul l’organe interne de gouvernance supervise la gestion quotidienne.

Le vrai risque pour le Cameroun serait l’inverse (que l’État ou l’opinion intervienne trop directement, entraînant une sanction internationale pour ingérence).

Written by David Essomba

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