Selon le journaliste camerounais, du moment où, le français était encore sélectionneur des Lions Indomptables, il ne pouvait pas se passer de plusieurs joueurs comme sur la liste de David Pagou.
Un journaliste camerounais très fâché contre le français Claude Leroy. Il y a de cela quelques jours le coach à la retraite devenu sur le tas consultant Tv, a salué la non convocation de plusieurs cadres de l’équipe national (Vincent Aboubakar, André Onana…), par David Pagou, le sélectionneur de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Un fait qui courrouce l’ancien journaliste de Le Messager (Venant Mboua) vivant aujourd’hui au Canada.
« Il y a un an, je vous disais déjà que Claude Leroy est un menteur ! », s’indigne Venant Mboua. « Cette année, pour soutenir la haine, il affirme qu’il n’aurait pas sélectionné Aboubakar et Onana, pour leur comportement et aussi pour leur âge, parce qu’il y a d’autres joueurs plus jeunes qui attendent.. Je sais qu’il vieillit comme nous autres. Mais je vais lui rappeler deux moments de son temps avec les Lions. Lorsqu’il arrive en 1984-85, il reçoit instructions de renouveler l’équipe nationale. Il convoque une cohorte de nouveaux et jeunes joueurs qu’il amène au Brésil pendant un mois. Dans cette sélection, seul Kunde Emmanuel est un cadre de l’ancienne cohorte », commente-t-il.
Songo’o restera sur le banc
« Mais un an plus tard, lorsqu’il faut jouer la CAN 86, notre roi du football africain (qui pense comme Pagou que trop de cadres peut nuire) écarte presque 80% de son équipe brésilienne et ramène Milla, Abega, Mbida, Nkono, Sinkot, Aoudou, etc., tous de la vieille cuvée Indomptable. En 1986, Jospeh-Antoine Bell accorde une longue interview à France Football, dans laquelle il descend littéralement son sélectionneur: menteur, prétentieux incompétent, etc, sont les idées qui apparaissent dans cette entrevue. On pense alors que c’est fini entre Bell et Leroy », poursuit-il.
« Erreur ! Dès 1987, Loroy ne convoque plus…Thomas Nkono. Bell devient son chouchou. Au point où, pour la CAN 88 au Maroc, et alors que Jacques Songoo était déjà un brillant et jeune gardien convoité par les clubs en Europe, Leroy choisit de faire faire des navettes incroyables à Bell : il joue un jour à Marseille, embarque dans un avion pour jouer le lendemain au Maroc. Je répète qu’il y avait bien un jeune très talentueux, qui a joué le match d’ouverture avec brio contre l’Égypte (1-0 pour le Cameroun) !!! Songo’o restera sur le banc… Mais pour soutenir la haine et le désordre autour des Lions aujourd’hui il dit exactement le contraire de ce qu’il faisait pour le bien de l’équipe, à son époque. Et pour la paix ! », conclut Venant Mboua.
Pourtant quelle buse
L’éditorialiste Célestin Difana partage l’idée de Venant Mboua. « Merci du rappel. Il vieillit mal et entend baliser de tous les côtés. Mais au fait, qui l’a fait roi ? Ce qui m’étonne…c’est qu’à force d’écumer les terres fertiles d’Afrique, il a fini par se prendre au sérieux et l’homme à la parole péremptoire sur le football africain. Pourtant quelle buse ! Il compte pour du beurre dans le gotha du football mondial. Peut-on recueillir son point de vue sur le football européen ? Personne ne le prendra au sérieux. Dans cette Afrique qu’il écume en mercenaire et croit en être la référence ultime, Hervé Renard l’a depuis longtemps surclassé sans rouler des mécaniques comme il le fait. Qu’il mange et se taise », soutient-il.


