Jean-Crépin Nyamsi n’a pas tardé à réagir aux déclarations de Joseph Antoine Bell sur les Lions Indomptables.
La sortie médiatique de Joseph Antoine Bell sur les Lions Indomptables continue de faire réagir. Après que l’ancien gardien emblématique a prédit une compétition compliquée pour le Cameroun sur les ondes de RFI, Jean-Crépin Nyamsi n’a pas tardé à monter au créneau. Ce lundi, sur sa page Facebook, le communicant camerounais a livré une réponse ferme, appelant à l’apaisement et à un soutien sans faille de la sélection nationale à l’approche de la CAN.
Pour Nyamsi, le débat est clair : l’équipe nationale n’appartient ni à une personne ni à un clan. « Ne soutenons pas Samuel Eto’o, mais le Cameroun », martèle-t-il, rappelant que le seul symbole qui flottera lors de la compétition au Maroc sera le drapeau camerounais. Dans un message long et engagé, il invite les acteurs du football camerounais à mettre de côté les querelles personnelles pour se concentrer sur l’essentiel : l’intérêt supérieur de la nation.
Visiblement agacé par la résurgence de vieilles polémiques à quelques jours du début de la compétition, Jean-Crépin Nyamsi dénonce ce qu’il considère comme des règlements de comptes inutiles. Il interroge le rapport conflictuel au passé, s’étonnant que certaines rancœurs peinent à s’éteindre malgré les années. « Pourquoi nos problèmes d’hier ont du mal à finir facilement ? », s’interroge-t-il, avant d’appeler à davantage de maturité et de recul.
Son message prend également une dimension mémorielle. Nyamsi évoque avec émotion plusieurs figures disparues du football camerounais — Théophile Abega, Benjamin Massing, Emmanuel Kundé, Modeste Mbami, Landry Nguemo — ainsi que la récente disparition d’ABBO Mohamadou. Pour lui, ces pertes devraient inciter à l’humilité et à l’unité, plutôt qu’à des débats qu’il juge futiles.
Dans un passage marquant, Jean-Crépin Nyamsi rappelle à Joseph Antoine Bell son propre parcours, notamment l’épisode douloureux de 1990, lorsque l’ancien Lion avait été écarté de la sélection sans primes. Il souligne la solidarité dont Bell avait alors bénéficié de la part de certains coéquipiers, à l’image de Thomas Komo ou d’Oman Biyick. Un rappel historique destiné à inviter l’ex-gardien à incarner aujourd’hui ce même esprit de solidarité envers les Lions Indomptables actuels.
En conclusion, Nyamsi lance un appel solennel : personne n’est plus grand que le Cameroun. Ni les carrières, ni les comptes bancaires, ni la gloire passée ne devraient primer sur l’union nationale. À l’heure où le football devrait être un facteur de cohésion, il exhorte anciens et actuels acteurs à soutenir l’équipe avec « la dernière énergie », afin que les Lions Indomptables abordent la CAN unis, concentrés et portés par tout un peuple.


