Il avait inscrit ce but en février 1970, le temps d’une rencontre entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire.
Le saviez-vous ? Emmanuel Koum est le premier buteur du Cameroun à la Coupe d’Afrique des nations. Février 1970, pour son premier match de l’histoire en coupe d’Afrique des nations, le Cameroun croise le fer avec la Côte d’Ivoire. En 20 minutes, le goleador ivoirien Laurent Pokou exécute le Cameroun qui rentre presque tout heureux à la pause avec un retard de seulement 2 buts, explique le journaliste camerounais Henry Diabate Manden.
« Atteré, le chef de la délégation camerounaise, Ibrahim Mbombo Njoya déploie des trésors d’imagination pour expliquer aux joueurs que toute défaite contre la Côte-d’Ivoire serait très mal vue à Yaoundé surtout en ces moments de Bataille de leadership entre Ahidjo et Houphouet Boigny (Retrait du Cameroun de l’Ocam et de Air Afrique, affaire Amadou Kourouma…). Pire, à la fin de la pause, Laurent Pokou et ses compères Eustache Manglé et le « general » Jean baptiste Akran se moquent des Camerounais à l’entrée des vestiaires en leur promettant une bonne fessée: » Faites vite, afin qu’on termine le match de hand ». Erreur », clame le journaliste.
Cette défaite marque le début de la rivalité entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire
« Vexés, les Camerounais bien qu’ils qui ne soient pas encore officiellement les lions indomptables, savent puiser en eux des forces incroyables dans les moments de tempête. Le coach Raymond Fobete galvanise ses enfants. Emmanuel Koum alias Bakoko boy, l’enfant terrible de Mouanko est au cœur de la révolte. Il pulvérise les buts ivoiriens. C’est le premier buteur du Cameroun à une Can. Honteux et dépités les ivoiriens mettent plus de 5 heures pour quitter le stade. A Abidjan, le président Houphouet Boigny alors en meeting à Daoukro, perd la voix. Depuis ce jour, ils ne supportent plus la défaite face au Cameroun. Cette défaite marque le début de la rivalité entre le Cameroun et la Côte d’Ivoire. Puisse ce souvenir glorieux inspiré les lions indomptables en terre chérifienne », explique Henry Diabate Manden.

