Historiquement Premier ballon d’or camerounais, un immense exploit à une epoque où des monstres comme Roger Milla, Jean Manga Onguene, Nlend Paul, évoluaient dans le championnat local, Jean Daniel Eboué, curieusement est quasiment inconnu de la mémoire footballistique, clame le journaliste Henry-Paul Diabate Manden.
Physique fluet et petit de taille, Jean Daniel Eboué semblait avoir 10 poumons. Tant il était infatigable. Son pressing impitoyable étouffait l’adversaire. C’est le cas de son sosie, Arthur Avom, qui incarne la même intensité en matière de pressing.
Dans les dernières minutes du match Kamerun-Afrique du sud, alors que Arthur Avom participait férocement à la Défense des buts, c’est encore lui qui 30 secondes plus tard, trombant à 200 km/h était à la retombée du centre de Bryan Mbeumo pour tenter de saler l’addition.
Sa générosité dans l’effort, il fait un pressing sans discontinuer pendant 90 minutes, son opiniâtreté et son abnégation, font de lui un élément clef du jeu des Lions Indomptables.
A la fois abeille butineuse, fourmi infatigable, moucheron infernal, Arthur Avom a frappé l’attention de tous les sergents recruteurs. « Ce n’est pas le hasard si Habib Beye, le coach de Rennes a fait de Arthur Avom la priorité de son recrutement en juin prochain. C’est lui jean Daniel Eboué… », explique Henry-Paul Diabate Manden.

