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le Sénégal avance, le Cameroun piétine

le Sénégal avance, le Cameroun piétine

Le coach sénégalais Pape Bouna Thiaw est nommé en décembre 2024. Un an plus tard, en janvier 2026, il remporte la CAN. Un an. Un trophée. Des résultats. « Pendant ce temps, au Cameroun, cela fait quatre longues années qu’on nous vend une soi-disant «reconstruction» pour justifier une succession d’échecs sportifs, de crises internes et de conflits permanents. Comment peut-on parle de reconstruction alors qu’il y’a 4 ans, nous étions 3eme à la CAN ? », questionne Shance Lion.

 

Une “reconstruction” qui ressemble à un règlement de comptes ou la “reconstruction” qui a détruit tout le monde. Depuis quatre ans, le football camerounais n’est pas reconstruit il est fracturé. C’est un management par le conflit.

  • Les présidents de clubs sont traités comme des ennemis, humiliés, suspendus
  • Les arbitres marginalisés, traités comme des suspects et plongés dans la précarité.
  • Les joueurs comme des pions
  • Les journalistes comme des adversaires, puis menacés, arrêtés, méprisés
  • Les encadreurs comme des gêneurs a écartés.
  • Une fédération transformée en un rassemblement d’une réunion familiale.

Comment prétendre bâtir un projet solide en combattant tous les acteurs du jeu ? Ce qui se passe dans le Football Camerounais n’a rien d’un projet sportif. On ne gagne jamais en combattant tout son écosystème. Le football ne se gouverne pas par la peur, l’intimidation ou l’orgueil. Il se construit par le dialogue, la compétence et le rassemblement.

Le football est notre ADN, pas un laboratoire d’ego

Le Cameroun n’est pas un pays ordinaire de football. Le Cameroun est un pays fait pour le football. Ici, le ballon n’est pas un loisir. C’est une culture. Une identité. Une religion populaire. Le Cameroun est une nation de football, comme le basketball est inscrit dans l’ADN des Américains, comme le football l’est au Brésil ou en Argentine.

Notre histoire, notre palmarès, notre talent naturel ne sont pas un accident. Ils sont une identité. Mais une identité ne survit pas au chaos permanent.

SAMUEL ETO’O FACE À L’HISTOIRE

Samuel Eto’o est une légende du football mondial. Personne ne discute le joueur. Mais aujourd’hui, c’est le dirigeant qui est jugé. Mais être un immense joueur ne garantit pas d’être un grand dirigeant. Et la vérité est brutale la méthode a échoué. Aujourd’hui, une seule chose est attendue de lui : LA REMISE EN QUESTION

  • Une autocritique sincère de sa gestion
  • Faire une autocritique honnête.
  • L’ humilité de reconnaître les erreurs
  • Le courage de demander pardon à ceux qu’il a offensés, blessés et détruits. Non pas par faiblesse. Mais par grandeur. La grandeur, maintenant, ce n’est plus de s’imposer. C’est de se remettre en question. Ce n’est pas un aveu de faiblesse. C’est un acte de leadership.

Le football camerounais n’a pas besoin d’un chef en guerre permanente. Il a besoin d’un FÉDÉRATEUR. Un homme capable de rassembler :

  • Les clubs
  • Les joueurs
  • Les arbitres
  • Les journalistes
  • Les encadreurs
  • Les supporters

Autour d’un seul idéal : LA GRANDEUR DU FOOTBALL CAMEROUNAIS, EN AFRIQUE ET DANS LE MONDE

IL N’Y A PAS 36 CHEMINS

Disons-le clairement, sans langue de bois : C’est la seule voix, C’est la seule voie, C’est l’unique voie, C’est l’unique issue. Tout le reste ne serait que fuite en avant, orgueil et illusion. L’histoire observe. Le peuple du football camerounais aussi. L’histoire avance, Les autres gagnent. Le Cameroun attend. Mais le football camerounais n’attendra pas éternellement.

Félicitations à la Fédération Sénégalaise de Football et à son Président dont je ne connais pas le nom et qui n’est semble-t-il aucunement une légende mondiale du football, mais un simple MANAGER.

 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

Written by David Essomba

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