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Samuel Eto’o engage-t-il le Cameroun ou lui-même ? A-t-il consulté l’Etat ?

Samuel Eto’o engage-t-il le Cameroun ou lui-même ? A-t-il consulté l’Etat ?

« Nous avons appris il y’a quelques jours que Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, a voté pour le passage de la Coupe d’Afrique des Nations à une périodicité de quatre ans. Une décision lourde de conséquences. Une décision qui soulève un débat fondamental », commente Blaise Etongtek de Cfoot.

 

Lire ici sa sortie :

Eto’o parle-t-il au nom du Cameroun ou en son nom personnel ? Car il faut être clair : la CAN n’est pas un simple tournoi. C’est le cœur du football africain. C’est la seule grande compétition qui permet aux joueurs africains de se révéler, aux nations de briller et au continent de se valoriser.

En acceptant d’espacer la CAN, Samuel Eto’o ne protège pas l’Afrique. Il protège les clubs européens. Cette position affaiblit directement le football africain. Elle réduit les opportunités pour nos jeunes talents. Elle diminue l’attractivité du tournoi. Et elle fragilise les finances des fédérations.

Alors, cette décision est-elle vraiment celle du Cameroun ?

Rien ne montre que le ministère des Sports a été consulté. Rien n’indique que l’État camerounais a validé cette orientation. Et pourtant, Samuel Eto’o s’exprime comme si sa voix représentait tout un pays.

Or, la FECAFOOT ne peut pas agir comme un État dans l’État. Elle est une association privée. Mais elle gère une mission de service public. Cela veut dire une chose : les décisions majeures doivent se prendre en concertation avec la tutelle.

Samuel Eto’o a-t-il ce droit ? A-t-il la légitimité pour engager l’avenir du football camerounais sans consulter l’État ? La réponse est simple : non. Car quand il vote, ce n’est pas son opinion personnelle qu’il engage. C’est l’image du Cameroun. C’est la voix du football national. C’est le futur de nos Lions Indomptables.

Et c’est là que le problème commence. Depuis son arrivée à la tête de la FECAFOOT, Samuel Eto’o multiplie les décisions personnelles, les bras de fer inutiles et les conflits internes.

Aujourd’hui, il prend une décision qui va clairement contre les intérêts du Cameroun et du football africain.

La CAN, c’est notre histoire. La CAN, c’est notre fierté. La CAN, c’est notre identité footballistique. Samuel Eto’o lui-même en est le fruit. Alors, comment comprendre qu’il contribue à affaiblir cette compétition ? Le Cameroun a-t-il choisi cette voie ? Ou bien Eto’o a-t-il parlé seul ? C’est une question que le peuple camerounais mérite de poser.

Si la FECAFOOT représente le Cameroun, alors elle doit rendre compte au Cameroun. Le football n’appartient pas à Samuel Eto’o. Il appartient au peuple. Et ce peuple a le droit de savoir : Pourquoi cette décision est prise ? Qui a été consulté ? Et au nom de quelle vision du football national ?

Car aujourd’hui, plus que jamais, Samuel Eto’o confirme qu’il avance seul, sans concertation, et qu’il engage le Cameroun dans des choix qui ne servent pas son intérêt.

Une fois encore, il se retrouve du mauvais côté de l’histoire.

 

NB : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position éditoriale d’Actu Cameroun.

Written by David Essomba

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