Bello Bourdanne a envoyé un message fort et musclé après sa réélection à la tête de la Fédération Camerounaise de Volleyball.
Réélu avec une large majorité à la tête de la Fédération camerounaise de volleyball (Fecavolley), Bello Bourdanne n’a pas fait dans la demi-mesure. Au terme d’une Assemblée générale élective tenue au siège du Conseil économique et social à Yaoundé, le président sortant, reconduit avec 61 voix sur 68, a livré un message ferme, mêlant appel à l’unité, mise en garde contre les divisions internes et défense de la légitimité institutionnelle du volleyball camerounais.
Dans un contexte marqué par des tensions et des contestations autour de la gouvernance de la discipline, Bello Bourdanne s’est d’abord félicité de l’aboutissement d’un processus électoral qu’il qualifie d’« intense et assez mouvementé ». Pour lui, cette réélection constitue un signal d’espoir pour l’avenir du volleyball national. « Cela augure des lendemains meilleurs », a-t-il déclaré, insistant sur une année à venir qu’il annonce « très intense et déterminante ».
Mais au-delà de la satisfaction électorale, le patron du volleyball camerounais a surtout lancé un appel appuyé à la réconciliation. Rappelant que « le volleyball camerounais est une famille », il a regretté le manque de ressources dans la discipline et dénoncé des querelles internes qu’il juge contre-productives. « Les divisions ne servent à rien », a-t-il martelé, invitant les acteurs du volleyball à se ranger derrière une vision commune.
Dans un ton résolument direct, Bello Bourdanne a également rappelé les principes de gouvernance qu’il entend maintenir durant son nouveau mandat. Affirmant que toute organisation repose sur un leadership clair, il a souligné que la vision adoptée par l’Assemblée générale doit être respectée par tous les collaborateurs. « Vous pouvez ne pas être d’accord, mais c’est la vision du leader que vous devez suivre », a-t-il lancé, promettant toutefois de conduire son action dans le respect de l’éthique, de la bonne gouvernance et des valeurs olympiques.
Le dirigeant a également tenu à réaffirmer la reconnaissance institutionnelle dont bénéficie la FECAVOLLEY. Il a rappelé que la fédération est soutenue par les autorités nationales, la Confédération africaine de volleyball ainsi que la Fédération internationale, soulignant au passage ses propres responsabilités internationales en tant que membre de la commission de développement et président de la Zone 4.
Face aux contestations et aux tentatives d’organisation parallèle qu’il dénonce, Bello Bourdanne a adopté un ton particulièrement ferme. Il a appelé ceux qu’il accuse de vouloir « arriver aux affaires par des moyens atypiques » à cesser toute manœuvre susceptible de perturber la pratique sportive, en particulier chez les jeunes. « Faites vos bagarres dans toutes les sphères, mais laissez les enfants jouer », a-t-il insisté, condamnant l’usage du relationnel et des influences pour freiner le développement du volleyball.
Le président réélu n’a pas non plus éludé la possibilité de batailles judiciaires, se disant prêt à les affronter si nécessaire. Toutefois, il a dénoncé ce qu’il considère comme des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, estimant qu’elles ternissent l’image du Cameroun et du volleyball africain sur la scène internationale.
Dans la même veine, Bello Bourdanne a tenu à rappeler l’architecture institutionnelle du sport camerounais. Selon lui, seule l’autorité du ministère des Sports et de l’Éducation physique est compétente en matière de gestion sportive, tandis que les questions olympiques relèvent du Comité national olympique et sportif du Cameroun. Il a ainsi exhorté les différents acteurs à respecter ces cadres pour préserver la crédibilité du pays.
Par ce discours musclé, Bello Bourdanne donne le ton de son nouveau mandat, placé sous le signe de l’autorité, de la cohésion et de la consolidation institutionnelle. Reste désormais à transformer cette feuille de route en résultats concrets pour le développement du volleyball camerounais.


