Le ton est sec, les mots sont tranchants. Samuel Eto’o a une nouvelle fois fait parler son franc-parler en s’attaquant frontalement à Marc Brys, tout en visant une frange de journalistes qu’il accuse d’entretenir une campagne contre sa personne.
« Vous voyez un médiocre, quelqu’un qu’on ne connaît pas prendre tout un pays en otage (…) Vous voyez les jeunes qui passent leur temps à dire que Samuel Eto’o est mauvais. Ils le disent parce qu’ils émargent dans un ministère. »
Une charge sans détour contre Marc Brys
Dans cette déclaration musclée, le président de la Fédération camerounaise de football ne prend pas de gants. Sans détour, il remet en cause la légitimité et la stature de Marc Brys, dont la nomination et la gestion continuent d’alimenter les tensions autour des Lions Indomptables.
Depuis plusieurs mois, le climat est électrique entre les différentes sphères décisionnelles du football camerounais. La cohabitation entre les autorités sportives et les instances étatiques, notamment sur le choix du sélectionneur, nourrit une bataille d’influence qui dépasse le simple cadre sportif.
Les médias également ciblés
Mais Samuel Eto’o ne limite pas sa sortie au seul technicien belge. Il pointe aussi du doigt « des jeunes » qui critiqueraient sa gouvernance, suggérant que leurs prises de position seraient motivées par des intérêts financiers liés à un ministère.
Une accusation grave, qui pose la question de l’indépendance de certains commentaires médiatiques et qui risque de crisper davantage les relations déjà tendues entre la Fédération et une partie de la presse.
Un climat toujours plus tendu
Habitué aux déclarations fortes, Samuel Eto’o assume une communication offensive. Reste à savoir si cette nouvelle sortie contribuera à clarifier les lignes ou à creuser davantage le fossé entre les différents acteurs du football camerounais.
Une chose est sûre : au Cameroun, le ballon rond se joue aussi en dehors du terrain.


