Le président de la Fédération camerounaise de football a créé la surprise en révélant les dessous financiers du contrat du sélectionneur national. Des déclarations qui tranchent avec les standards du football africain.
Dans un entretien accordé à Digital B Agency, Samuel Eto’o a brisé l’omerta qui entoure habituellement les rémunérations dans le football camerounais. L’ancienne gloire des Lions Indomptables, aujourd’hui à la tête de la Fecafoot, s’est exprimé sans détour sur la situation salariale de David Pagou, le sélectionneur national.
« Le sélectionneur ne nous coûte pas beaucoup d’argent », a déclaré le président, avant de rapporter une anecdote révélatrice : « La dernière fois quand j’ai renouvelé son contrat, il m’a dit : ‘président c’est beaucoup’. Vous vous imaginez ! »
Cette confession détonne dans un univers où les entraîneurs internationaux négocient généralement des émoluments substantiels. Samuel Eto’o en profite pour défendre sa philosophie de gestion : privilégier les compétences locales à moindre coût plutôt que des techniciens étrangers aux exigences financières élevées.
« Si on peut se permettre de payer plusieurs millions à un médiocre, je pense qu’on peut payer des milliards à un Camerounais brillant », a-t-il martelé, suggérant que la Fecafoot dispose des ressources nécessaires pour valoriser ses talents nationaux.
Ces révélations soulèvent néanmoins des questions sur la stratégie de la fédération. Alors que les grandes nations africaines rivalisent pour attirer des techniciens de renom, le Cameroun semble miser sur une approche plus sobre, au risque de limiter ses ambitions continentales.


