Ambitieuse sans brûler les étapes, déterminée sans céder à la précipitation, Mireille Tchengang avance avec lucidité. Interrogée sur l’éventualité de porter un jour le brassard des Lionnes indomptables, la joueuse camerounaise ne cache ni son rêve ni son sens des responsabilités.
« Être capitaine de son pays est pour moi une plus grosse responsabilité qu’être capitaine d’un club », confie-t-elle avec gravité. Une déclaration forte, qui en dit long sur l’attachement viscéral qu’elle porte au maillot national. Dans un contexte où la sélection camerounaise cherche à consolider son leadership et à préparer l’avenir, ces mots résonnent comme une profession de foi.
Pour autant, pas question pour Tchengang de se projeter trop vite. « Ce serait une grande fierté mais je sais que le capitanat se mérite. Pour l’instant, on n’en est pas du tout là », tempère-t-elle. Une posture empreinte d’humilité, loin de toute revendication prématurée. La priorité, insiste-t-elle, reste le travail quotidien et la progression individuelle.
À mesure que sa carrière prend de l’épaisseur, la perspective d’un tel honneur demeure dans un coin de sa tête, comme un objectif ultime plutôt qu’une obsession. « Je me concentre sur le travail et ma progression et si un jour on me confie ce rôle, ce sera le plus beau jour de ma vie et je ferai en sorte d’assumer pleinement cette responsabilité », promet-elle.
Dans un vestiaire où l’expérience et le caractère comptent autant que le talent, Tchengang trace son chemin avec constance. Le brassard des Lionnes n’est peut-être pas pour demain, mais son discours, lui, a déjà les accents d’une leader.


