Quand Manchester United a décidé de ne pas prolonger le contrat de David De Gea à l’été 2023, le club avait misé gros sur André Onana pour tourner la page. Le gardien camerounais avait rejoint Old Trafford en provenance de l’Inter Milan contre un chèque de près de 55 millions d’euros, avec un salaire hebdomadaire de 140 000 euros, soit environ 7,3 millions d’euros par an. Sur le papier, le profil semblait idéal. Dans les faits, cela n’a jamais vraiment fonctionné.
Le passage d’Onana à Old Trafford restera dans les mémoires pour de mauvaises raisons. Plusieurs erreurs grossières ont émaillé ses prestations, fragilisant sa réputation et creusant un fossé de confiance difficile à combler avec les supporters et le staff technique. L’été dernier, une issue s’est présentée sous la forme d’un prêt d’une saison à Trabzonspor, en Turquie. Le club turc ne prend en charge qu’environ la moitié de son salaire durant cette période, et un transfert définitif semble hors de sa portée financière.
Senne Lammens a verrouillé la cage
Pendant qu’Onana tentait de retrouver confiance loin de l’Angleterre, la situation à Manchester United a évolué sans lui. Le jeune Belge Senne Lammens s’est progressivement imposé comme le gardien numéro un à Old Trafford, réduisant à néant toute perspective de retour en grâce pour le Camerounais. Selon plusieurs sources, Onana souhaiterait pourtant rejoindre le groupe pour la préparation estivale et se battre pour sa place. Mais les dés semblent jetés en interne.
Manchester United a pris sa décision. Le club compte se séparer définitivement d’André Onana cet été, alors que le portier de 30 ans entre dans une période charnière de sa carrière. Le problème reste le même que souvent dans ces situations de rupture anticipée : les Red Devils ne pourront pas récupérer les 55 millions d’euros investis lors de son recrutement. Une perte sèche qui s’ajoute à la facture d’une expérience globalement ratée, et qui rappelle une nouvelle fois le coût humain et financier des transferts manqués au plus haut niveau.


