Ancien international camerounais et champion d’Afrique, Emile Mbouh replonge avec émotion dans l’épopée victorieuse des Lions Indomptables lors de la Coupe d’Afrique des nations 1988 au Maroc. Plus de trois décennies après, ses souvenirs restent intacts, chargés d’intensité, de détermination et de fierté collective.
Pour Emile Mbouh, la CAN 1988 ne se résume pas à un trophée soulevé au soir d’une finale remportée. Elle est avant tout une succession de moments forts, gravés à jamais dans la mémoire d’un groupe soudé et d’un peuple entier.
« Mes meilleurs souvenirs de la CAN 1988 au Maroc, ce sont les moments d’émotions intenses partagés avec nos supporters, ainsi que la joie immense après la victoire en finale », confie-t-il.
Cette consécration continentale trouve aussi sa source dans une blessure encore fraîche : la défaite en finale de la CAN 1986 en Égypte. Un échec transformé en moteur.
« Nous avions encore en tête notre défaite en finale lors de la CAN 1986 en Égypte. Nous étions déterminés et prêts à aller jusqu’au bout de la compétition », rappelle l’ancien Lion Indomptable.
Rien n’avait été laissé au hasard. La préparation du Cameroun reposait sur un équilibre subtil entre rigueur et ambition.
« Nous étions préparés mentalement, techniquement et physiquement. Par anticipation, nous nous projetions positivement dans la compétition », explique Mbouh, soulignant l’importance de l’état d’esprit dans une compétition aussi exigeante.
Au-delà de son expérience personnelle, l’ancien international porte un regard lucide sur la Coupe d’Afrique des nations, qu’il considère comme le sommet du football africain.
« La CAN est la compétition de football la plus prestigieuse du continent. Elle sert de vitrine au talent africain et renforce la réputation de l’Afrique sur la scène mondiale », affirme-t-il.
Selon lui, l’expérience acquise au fil des participations constitue un avantage certain, mais elle ne suffit pas à elle seule pour triompher. Les ingrédients du succès sont ailleurs :
« La cohésion — une équipe soudée et solidaire —, le talent — que nous possédions —, ainsi que la force de caractère, indispensable pour ne rien lâcher dans les moments difficiles, sont essentiels. »
En 1988, le Cameroun avait su réunir toutes ces qualités. Une alchimie parfaite qui a permis aux Lions Indomptables d’écrire l’une des plus belles pages de leur histoire et d’inscrire durablement leurs noms au panthéon du football africain. Emile Mbouh, témoin et acteur de ce sacre, en demeure aujourd’hui l’un des gardiens de la mémoire.


