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vers une lourde sanction de la Caf contre le Sénégal ?

vers une lourde sanction de la Caf contre le Sénégal ?

Les Sénégalais ont enfin pu soulever la Coupe d’Afrique des nations, au terme d’une soirée de football qui s’est éternisée, notamment après plusieurs minutes ubuesques où plusieurs joueurs sénégalais ont quitté le terrain.

Sadio Mané a été élu meilleur joueur de la compétition, tandis que Brahim Diaz a reçu son Soulier d’Or pour ses cinq buts marqués dans cette CAN. Yassine Bounou a, lui, été élu meilleur gardien. Pape Thiaw, l’entraineur sénégalais regrette son geste et demande pardon : « Après, je n’ai pas apprécié le fait d’avoir dit à mes joueurs de sortir. Je m’excuse pour le football. Parfois, on peut réagir à chaud. Ça peut arriver. On n’aurait pas dû le faire ».

Cette attitude peut-elle valoir une lourde sanction de la Caf contre les champions d’Afrique, Actu Cameroun vous propose ici quelques réactions des africains :

 

Junior Rengou

Les réactions saluant le Sénégal interrogent au regard des principes du fair-play. Quitter le terrain pendant plusieurs minutes, puis revenir pour accepter de rejouer un penalty initialement refusé, pose un sérieux problème de gouvernance sportive et déstabilise profondément l’adversaire.

 Cette finale a, au premier degré, entaché l’image du football africain et remis en cause les règles fondamentales qui encadrent un match de football. À mes yeux, ce trophée est fragilisé sur le plan sportif et réglementaire.

Même en cas de décision arbitrale contestée, la règle demeure de poursuivre le jeu et d’exercer les recours réglementaires après la rencontre. À ce titre, des sanctions disciplinaires doivent être envisagées afin de préserver l’intégrité de la compétition.

 

Oscar Ngaleu

Après l’euphorie place à l’analyse.  Sur le but du Sénégal,  il y’a bien une faute du Sénégalais.  Sur le penalty du Maroc,  il y’a bien faute du défenseur Sénégalais donc penalty. Que dire de la position de Mendy au moment de tirer le penalty. Maintenant,  les suspicions légitimes, aggravées par les agissements du Comité Local d’organisation,  les manœuvres contre les adversaires n’ont pas payé.

 Le Cameroun en a fait l’expérience en 2021 (avec ses tests Covid pour décimer l’équipe des Comores).L’attitude des Sénégalais est à sanctionner, ce n’était pas fair-play.  Mais ils ont le titre. Bref la très bonne organisation de ce tournoi par le Maroc sera ternie par cet événement.  Mais j’en connais qui sont aux anges, au même titre que les Sénégalais : les Algériens.

 

Yannick Renaud Kwakap

L’entraîneur sénégalais pour avoir demandé à ses joueurs de quitter le stade sera frappé ça c’est clair. Heureusement qu’ils n’ont pas tous quitté le terrain : l’arbitre aurait peut-être constaté qu’il ya plus Match. Merci Sadio Mane.

 

Yvan Ango

Il y a, bien évidemment, penalty sur Díaz.  Là-dessus, le débat est clos. Le véritable sujet se situe ailleurs, dans la gestion globale de la rencontre et surtout dans la cohérence de l’arbitrage. La contestation naît d’un sentiment d’injustice perçu par les acteurs du jeu, et non d’un refus de la décision en elle-même.

Sur l’action précédente, un but sénégalais est refusé pour une faute sifflée immédiatement, sans que la VAR ne soit sollicitée avec la même insistance. Les Sénégalais ont pourtant réclamé une vérification, estimant que la situation méritait au minimum un visionnage. Quelques minutes plus tard, une action litigieuse se produit dans la surface, et cette fois l’arbitre est rappelé par la VAR avant de siffler penalty. C’est ce décalage de traitement qui cristallise les tensions, plus que la décision finale.

Oui, l’arbitre est souverain. Mais il est aussi le gestionnaire du tempo, des émotions et de la psychologie d’une finale. Dans un match à très forte charge émotionnelle comme un Maroc–Sénégal, chaque décision, chaque recours ou non à la VAR, envoie un message aux joueurs. L’enjeu n’est donc pas de contester le penalty, mais de rappeler qu’à ce niveau, la constance et l’équité perçue sont aussi importantes que la règle elle-même. C’est là que se joue la crédibilité de l’arbitrage.

 

Christel Leger Tientcheu

Tant qu’on n’a pas sifflé la fin du match, rien n’est jamais terminé en football. Ce match est une belle leçon. L’image négative de sortie de l’aire de jeu doit être lourdement sanctionnée. On doit rester fair-play.

 

 

Written by David Essomba

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