La récente suspension de Geremi Njitap par la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) continue de susciter une vive indignation à l’échelle internationale. Ce lundi, c’est au tour de David Terrier, président de l’Union Nationale des Footballeurs Professionnels (UNFP) et de FIFPRO Europe, de monter au créneau pour défendre l’ex-capitaine des Lions Indomptables, actuellement président du SYNAFOC (Syndicat National des Footballeurs Camerounais).
Dans une déclaration ferme et sans ambiguïté, David Terrier dénonce une décision « injuste et politique » qui, selon lui, vise clairement à affaiblir la représentation syndicale des joueurs au Cameroun. « En tant que président de l’UNFP et représentant de FIFPRO Europe, je tiens à exprimer notre soutien total et inconditionnel à Geremi Njitap, à Daniel Blaise Ngos ainsi qu’au SYNAFOC tout entier. Nous condamnons fermement cette suspension, qui constitue une atteinte grave aux droits fondamentaux des footballeurs camerounais », a-t-il déclaré.
Il fustige une FECAFOOT qui, selon ses propos, n’en est pas à sa première tentative de museler la voix des joueurs à travers des manœuvres politiques. « Le véritable objectif de la Fédération est de priver les joueurs d’une représentation indépendante et légitime. C’est une démarche inacceptable dans un pays qui prétend défendre les valeurs du sport et de la démocratie », poursuit-il.
David Terrier n’a pas manqué de rappeler à Samuel Eto’o, actuel président de la FECAFOOT, ses engagements passés en faveur du SYNAFOC et de la FIFPRO lorsqu’il était lui-même joueur professionnel. « Le président de la FECAFOOT a-t-il oublié qu’il a lui aussi été footballeur, et qu’il soutenait à l’époque les syndicats de joueurs ? », interroge-t-il avec amertume.
Cette prise de position marque une nouvelle étape dans le bras de fer opposant les syndicats internationaux à la FECAFOOT, et laisse présager des actions de plus grande envergure pour faire respecter les droits des joueurs camerounais.


