Ancien international camerounais, Serge Branco a livré une analyse sans détour de l’élection de Samuel Eto’o à la présidence de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT).
Dans une sortie qui ne manque pas de faire réagir, l’ex-Lion Indomptable établit une nette différence entre le scrutin de 2021 et celui de 2025, qu’il juge beaucoup plus crédible et porteur d’espoir pour le football camerounais.
Pour Serge Branco, l’élection de 2025 marque une rupture. Selon lui, les délégués ayant pris part au scrutin sont avant tout des amoureux du ballon rond, mus par l’envie de voir le football camerounais retrouver sa grandeur. Un contraste saisissant avec l’élection de 2021, qu’il décrit comme largement entachée par l’argent.
« Si un délégué de cette élection a reçu 5 francs, je lui donne 20 francs en retour. Contrairement aux délégués de 2021, qui, de sources sûres, ont reçu beaucoup d’argent », affirme-t-il sans détour.
L’ancien joueur va plus loin en évoquant les moyens financiers engagés lors du premier scrutin remporté par Samuel Eto’o. À l’en croire, près de 500 millions de francs CFA auraient été dépensés en 2021 pour accéder à la présidence de la FECAFOOT. Une réalité qui, selon lui, a pesé sur la liberté d’action du patron du football camerounais durant son premier mandat.
C’est pourquoi Serge Branco considère que le mandat entamé à l’issue de l’élection de 2025 est le « vrai » mandat de Samuel Eto’o. Libéré des pesanteurs et des engagements du passé, l’ancien capitaine des Lions Indomptables disposerait désormais des mains libres pour mettre en œuvre sa vision.
« Cette fois, il pourra réellement travailler », soutient Branco, convaincu que les effets positifs ne tarderont pas à se faire sentir.
Sur le plan sportif, l’ancien international se montre optimiste. Il estime que les résultats suivront naturellement, avec en ligne de mire la Coupe d’Afrique des nations 2025. Pour lui, cette compétition pourrait servir de premier grand test à ce nouveau cycle, tant pour la FECAFOOT que pour les sélections nationales.
Entre critiques du passé et espoirs pour l’avenir, la prise de parole de Serge Branco relance le débat sur la gouvernance du football camerounais. Une chose est sûre : le second mandat de Samuel Eto’o est attendu au tournant, et la CAN 2025 pourrait bien en être le premier juge.


